STUDIO REMASTERED 2014
CD 0825646339945 – LP VINYL 0825646242955 – DIGITAL

Pure Maria Callas

Les cantatrices d’opéra vont et viennent mais seules quelques-unes – les légendes – passent à la postérité. Maria Callas était la plus légendaire d’entre toutes, et pas seulement pour sa voix merveilleuse. Elle fit évoluer le regard que les gens portaient sur l’opéra mais elle acquit également sa notoriété pour avoir été la femme pleine de charmes qui tomba amoureuse d’Aristote Onassis et quitta son mari plus âgé pour vivre avec lui sur son yacht Christina et jouir d’une vie de luxe en compagnie du beau monde international. Évidemment, l’histoire se finit mal. Elle vécut sa vie comme l’une des héroïnes qu’elle interprétait et qui (comme c’est souvent le destin des femmes dans l’opéra) chantent, souffrent et meurent. Sa propre mort survint à cinquantetrois ans seulement, après une carrier éblouissante mais courte pendant laquelle elle incarna des rôles dramatiques ainsi que des rôles plus légers et mélodieux – sans se soucier des règles de vie et d’hygiène pour préserver sa voix, ce qui explique pourquoi elle se Brisa finalement comme elle le fit. Mais pendant ce temps-là, elle réalisa des choses extraordinaires, utilisant l’épaisseur de ses héroïnes dramatiques pour conférer aux rôles légers la force et la profondeur de sentiment comme personne ne l’avait fait auparavant. Elle leur prêta de la crédibilité et du dramatisme. Ses exécutions étaient absolues et sans retenue : elle était complètement à découvert. Elle était même plus exigeante avec elle-même qu’elle ne pouvait l’être envers les autres – ce qui explique pourquoi sa voix ne fut jamais tout à fait l’instrument irreproachable que les chanteurs sont censés cultiver. Sa personnalité était bien trop explosive et pleine d’abnégation dans son histoire d’amour avec le risque. Dans la mythologie de l’opéra, toutefois, c’est ce que le public réclame. Nous voulonsque la diva soit à la fois une déesse et une esclave : qu’elle donne sa vie pour l’art. Nous frissonnons face au poids de ce sacrifice. Et Callas s’est fait un devoir de nous combler.


Tracklist 2CD and LP VINYL*


1. L’amour est un oiseau rebelle (Habanera) (Bizet Carmen)
Choeurs René Duclos / Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris, Georges Prêtre


2. Casta Diva (Bellini Norma)
Coro e Orchestra del Teatro alla Scala di Milano, Tullio Serafin


3. O mio babbino caro (Puccini Gianni Schicchi)
Philharmonia Orchestra / Tullio Serafin


4. Ebben? ne andrò lontana (Catalani La Wally)
Philharmonia Orchestra / Tullio Serafin


5. Ah, fors’è lui (Verdi La traviata)
Orchestra Sinfonica di Torino della RAI, Gabriele Santini


6. Sempre libera (Verdi La traviata)
Francesco Albanese tenor / Orchestra Sinfonica di Torino della RAI, Gabriele Santini


7. Vissi d’arte (Puccini Tosca)
Orchestra del Teatro alla Scala di Milano, Victor de Sabata


8. Un bel dì vedremo (Puccini Madama Butterfly)
Orchestra del Teatro alla Scala di Milano, Herbert von Karajan


9. La mamma morta (Giordano Andrea Chénier)
Philharmonia Orchestra, Tullio Serafin


10. Donde lieta uscì (Puccini La bohème)
Orchestra del Teatro alla Scala di Milano, Antonino Votto


11. Ecco: respiro appena. Io son l’umile ancella (Cilea Adriana Lecouvreur)
Philharmonia Orchestra, Tullio Serafin


12.Il dolce suono (Donizetti Lucia di Lammermoor)
Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino, Tullio Serafin


13. D’amor sull’ali rosee (Verdi Il trovatore)
Orchestra del Teatro alla Scala di Milano, Herbert von Karajan no


14. Ave Maria (Verdi Otello)
Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, Nicola Rescig


15. Una voce poco fa (Rossini Il barbiere di Siviglia)
Philharmonia Orchestra, Alceo Galliera


16. J’ai perdu mon Eurydice (Gluck Orphée et Eurydice)
Orchestre National de la Radiodiffusion Française, Georges Prêtre


17. Mon coeur s’ouvre à ta voix (Saint-Saëns Samson et Dalila)
Orchestre National de la Radiodiffusion Française, Georges Prêtre


18. Les tringles des sistres tintaient (Chanson bohème) (Bizet Carmen)
Nadine Sauterau soprano · Jane Berbié mezzo-soprano
Choeurs René Duclos, Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris, Georges Prêtre


Maria Callas soprano